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A

Acétone
Témoin de l'utilisation des graisses. Lorsque l'organisme ne parvient pas à utiliser du sucre pour obtenir l'énergie qui lui est nécessaire, il utilise les graisses ; cette utilisation des graisses s'accompagne de la production de déchets qui sont des corps cétoniques et en particulier de l'acétone. L'élimination d'acétone par la respiration donne à l'haleine une odeur spéciale de pomme de reinette pourrie ; l'acétone peut être recherchée dans les urines (acétonurie).

Acides gras monoinsaturés (AGMI)
Matières grasses provenant surtout des aliments d'origine végétale tels que l'huile d'olive, de colza, d'arachide mais présentes aussi dans la viande de porc, d'oie et de carnard. Les acides gras monoinsaturés ont un effet bénéfique sur les taux de cholestérol total et de cholestérol HDL. Chez le diabétique, un régime riche en AGMI limiterait l'élévation des triglycérides et de l'insuline. Les AGMI devraient constituer environ la moitié de l'apport en matières grasses.

Acides gras polyinsaturés (AGPI)
Matières grasses contenant des acides gras indispensables qui ne sont pas fabriqués par l'organisme comme l'acide linoléique et surtout l'acide linolénique contenu dans les huiles de noix, de colza, de soja et les poissons gras qui a un effet sur les triglycérides. Le diabétique peut manger avec bénéfice du poisson trois ou quatre fois par semaine.

Acidocétose
La production d'acétone en grande quantité s'accompagne d'une production de déchets acides dans le sang (acidose) ; et si un traitement n'est pas insaturé rapidement, cette acidocétose peut aboutir au coma.

Autosurveillance glycémique
Surveillance par le diabétique lui-même de ses glycémies : prélèvement d'une goutte de sang au bout du doigt (glycémie capillaire) qui est déposée sur une tigette et mesure dans un lecteur de glycémie.

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B

Biguanides
Les biguanides sont des médicaments qui augmentent la sensibilité des cellules à l'insuline. En favorisant l'action de l'insuline au niveau des muscles et des cellules, ils améliorent le stockage et l'utilisation du glucose. Les biguanides sont parfois responsables de troubles digestifs qui peuvent être évités en augmentant progressivement les doses du médicament et en prenant les comprimés en fin de repas.

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C

Capillaires
Les artères conduisent le sang du coeur vers les tissus, les veines ramènent le sang vers le coeur, les capillaires sont de très petits vaisseaux reliant artères et veines qui permettent les échanges entre sang et cellules des tissus.

Cataracte
Opacification progressive du cristallin qui entraîne des troubles de la vision et peut aboutir à la cécité si elle n'est pas traitée. La cataracte apparaît généralement chez les personnes de plus de 50 ans mais elle peut survenir plus tôt et évouer plus rapidement chez les diabétiques.

Cellule alpha
Cellule contenue dans les îlots de Langerhans du pancréas qui est responsable de la production du glucagon, hormone hyperglycémiante.

Cellule bêta
Cellule contenue dans les îlots de Langerhans du pancréas qui est responsable de la production d'insuline, hormone hypoglycémiante.

Coma acidocétosique
Coma provoqué par une très forte hyperglycémie et qui s'accompagne de cétose (production d'acétone) et d'acidose (production de déchets acides). Ce coma se voit surtout chez les diabétiques de type 1 qui sont en manque d'insuline.

Coma hyperosmolaire
Coma provoqué par une très forte hyperglycémie, mais qui ne s'accompagne pas de cétose (présence de sucre mais pas d'acétone dans les urines). Ce coma se voit surtout chez les diabétiques de type 2 à l'occastion d'une maladie aiguë comme une pneumonie qui favorise une décompensation du diabète.

Créatinine
Substance présente dans le sang et qui passe dans l’urine. Les dosages de la créatinine dans le sang (créatininémie), dans l’urine (créatininurie), l’étude de la quantité filtrée par le rein (clairance de la créatinine) permettent une évaluation de la fonction rénale. Une élévation de la créatininémie, une diminution de sa clairance sont des signes de détérioration de la fonction rénale.

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D

Diabète
Maladie chronique due à un manque de sécrétion ou un défaut d’utilisation de l’insuline, hormone produite par le pancréas qui permet l’assimilation, l’utilisation et la mise en réserve du sucre (glucose) apporté par l’alimentation.

Diabète de type 1
Le diabète de type 1, encore appelé diabète maigre ou diabète juvénile, est dû à une sécrétion insuffisante d’insuline par destruction progressive des cellules bêta du pancréas. D’origine auto-immune, il concerne 10 pourcent environ des diabétiques et surtout des sujets jeunes.

Diabète de type 2
Le diabète de type 2, encore appelé diabète gras ou diabète de la maturité, est dû à une diminution de la sensibilité des cellules à l’insuline et une sécrétion moindre d’insuline. C’est la forme la plus fréquente de diabète (90 pour 100 des cas) qui apparaît surtout après 45 ans et chez des sujets en surcharge pondérale.

Diabète gestationnel
Diabète qui est découvert au cours de la grossesse, généralement au troisième trimestre et justifie la prescription d’un régime hypocalorique, d’activité physique, parfois d’injections d’insuline. Habituellement, la glycémie redevient normale après l’accouchement. En cas de nouvelle grossesse, la réapparition du diabète est très probable ; à long terme, il existe un risque élevé de diabète définitif.

Diabète insipide
Maladie totalement différente du diabète sucré qui est provoquée par le manque d’une hormone : l’hormone antidiurétique autrement dit l’hormone qui empêche l’élimination urinaire. La maladie se manifeste par une augmentation de la quantité d’urine émise et une soif très importante.

Dialyse
Méthode utilisée pour épurer le sang des déchets et toxines qu’il contient quand les reins n’assurent plus cette fonction. Le diabète est la première cause de dialyse en France.

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F

Fond d'oeil
Examen de la rétine après dilatation de la pupille par un collyre. Un diabète mal équilibré entraîne, après plusieurs années d’évolution, des lésions plus ou moins importantes de la rétine. L’examen du fond d’œil est nécessaire, chez le diabétique, pour dépister des lésions de la rétine le plus tôt possible, stopper ou freiner leur évolution et éviter une possible cécité.

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G

Gangrène
La gangrène ou nécrose est la mort d’un tissu qui n’est plus « alimenté » par la circulation sanguine. Les cellules ne reçoivent plus ni oxygène ni substances nutritives et meurent.

Glinides
Médicaments qui augmentent la production d’insuline par le pancréas mais par un mécanisme différent de celui des sulfamides. Les glinides obligent le pancréas à fabriquer de l’insuline, pas seulement quand la glycémie s’élève, mais en toutes circonstances, dans le quart d’heure qui suit leur absorption. Les comprimés doivent être pris avant les repas et la dose adaptée en fonction des résultats de l’autosurveillance glycémique.

Glucagon
Hormone hyperglycémiante sécrétée par les cellules alpha des îlots de Langerhans du pancréas. Le glucagon s’oppose aux effets de l’insuline, il entraîne une augmentation du taux de sucre dans le sang par libération des réserves en sucre du foie. La sécrétion de glucagon augmente lorsque le taux de sucre dans le sang diminue.

Glucose
Forme simple de sucre qui constitue la principale source d’énergie de l’organisme. L’insuline est nécessaire pour assimiler et utiliser le sucre apporté par les aliments.

Glycémie
Taux de sucre dans le sang. Les valeurs normales de la glycémie sont de 0,80-1,10 g/l à jeun et 1,20-1,40 g/l une heure après les repas.

Glycogène
Forme sous laquelle le sucre est mis en réserve dans le foie et les muscles.

Glycorégulation
Régulation du métabolisme des glucides destinée à maintenir un taux constant de sucre dans le sang.

Glycosurie
Présence de sucre dans l’urine. Le sucre, normalement absent dans l’urine apparaît lorsque la glycémie dépasse environ 1,80 g/l.

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H

Hémoglobine glyquée ou glycosylée
Pourcentage d’hémoglobine des globules rouges liée au glucose. L’hémoglobine glyquée ou HbA1c est un témoin de la moyenne des glycémies au cours des deux derniers mois. Normalement comprise entre 3,5 et 6 pourcent , plus le taux de glucose a été élevé au cours des deux derniers mois, plus l’HbA1c est élevée. Le dosage de l’hémoglobine glyquée, tous les 3-4 mois, est indispensable pour surveiller le contrôle du diabète et les risques de complications.

Hyperglycémie
Elévation anormale du taux de sucre dans le sang. Le diabète est défini par une glycémie égale ou supérieure à 1,26 g/l (7 mmol/l) à deux reprises. C’est l’excès de sucre dans le sang, toxique pour les cellules, qui est responsable à long terme des complications du diabète, microangiopathie et macroangiopathie.

Hyperglycémie provoquée par voie orale
Le test d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) ou test de tolérance au glucose est parfois indiqué lorsque le diagnostic de diabète est difficile à affirmer ; il consiste à mesurer la glycémie toutes les demi-heures durant les deux heures qui suivent l’absorption d’une quantité connue de glucose dissous dans de l’eau.

Hypoglycémie
Chute du taux de sucre dans le sang en dessous de 0,60 g/l ou 3,33 millimoles qui entraîne des troubles divers pouvant aller d’un simple malaise (sensation de faim, sueurs, maux de tête, vertiges) au coma. C’est le diabétique de type 1 qui est le plus exposé aux accidents d’hypoglycémie si sa dose d’insuline est trop forte, si le repas ne contient pas assez de sucre ou s’il augmente son activité physique sans adapter son alimentation au type d’effort prévu. En cas d’hypoglycémie, 15 g de glucides suffisent à remonter la glycémie de 0,5g/l . Et 15 g de glucides c’est 3 morceaux de sucre, un verre de soda, une briquette de jus de fruits ou une cuillère à soupe de confiture ou de miel.

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I

Ilots de Langerhans
Amas de cellules dans le pancréas qui contiennent les cellules bêta qui sécrètent l’insuline et les cellules alpha qui sécrètent le glucagon.

Index glycémique
Pouvoir que possède un aliment d’augmenter la glycémie. L’index glycémique ou pouvoir hyperglycémiant d’un aliment se calcule en comparant l’augmentation de la glycémie obtenue après absorption de l’aliment et celle qui se produit après l’absorption d’une quantité équivalente du sucre de référence, le glucose. Un aliment qui élève quatre fois moins la glycémie que le glucose a un index glycémique de 25 pourcent.

Indice de masse corporelle
L’IMC en établissant une relation entre poids et taille permet d’évaluer la corpulence d’une personne et son degré de surcharge pondérale. L’IMC est égal au rapport du poids (en kilos) sur la taille (en mètre) au carré. Un IMC inférieur à 20 traduit une maigreur, entre 20 et 25 il correspond à un poids normal, entre 25 et 30 caractérise une surcharge pondérale et au dessus de 30 une obésité (obésité morbide au dessus de 40).

Inhibiteurs des alphaglucosidases
Les alphaglucosidases sont des enzymes qui découpent les molécules de sucre pour leur permettre de passer de l’intestin dans le sang. Les inhibiteurs des alphaglucosidases sont des médicaments qui empêchent l’action des alphaglucosidases ; pris avant ou au début du repas, ils ralentissent le passage dans le sang du sucre des aliments. L’élévation de la glycémie après le repas est plus lente et moins importante ce qui améliore la sécrétion de l’insuline et diminue l’insulinorésistance.

Insuline
Hormone sécrétée par les cellules bêta des îlots de Langherans du pancréas. Elle permet l’assimilation du sucre (glucose) apporté par l’alimentation et favorise son utilisation par les cellules ou sa mise en réserve dans le foie, les muscles et les tissus graisseux. La sécrétion d’insuline augmente lorsque le taux de sucre dans le sang augmente.

Insulinorésistance
Diminution de la sensibilité de l’organisme à l’insuline qui, de ce fait, perd de son efficacité. A l’origine du diabète de type 2, on retrouve une insuffisance de sécrétion d’insuline et une insulinorésistance.

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Macroangiopathie
Lésions des gros vaisseaux qui peuvent toucher les artères du cœur et provoquer angine de poitrine, infarctus du myocarde, les artères du cerveau et provoquer des accidents vasculaires cérébraux, les artères des membres inférieurs et provoquer une artérite.

Mal perforant
Plaie qui siège le plus souvent sur la plante du pied, provoquée par une pression ou des frottements exagérés. Le diabète entraîne des lésions nerveuses responsables d’une diminution de la sensibilité qui favorise la survenue du mal perforant, plaie non douloureuse qui peut être très profonde et n’a aucune tendance à cicatriser.

Maladie auto-immune
Maladie où l’organisme fabrique lui-même les anticorps (autoanticorps) qui se retournent contre ses propres tissus et entraînent des lésions ou une destruction. Dans le diabète de type 1, l’organisme ne reconnaît plus les cellules qui fabriquent l’insuline et il les détruit.

Microangiopathie
Lésions des petits vaisseaux pouvant atteindre les vaisseaux de la rétine (responsables de la rétinopathie diabétique). Elles peuvent atteindre aussi les capillaires des reins, ce qui favorise l’apparition d’une hypertension artérielle qui elle-même aggrave l’insuffisance rénale.

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Néphropathie
Atteinte rénale qui peut aller de la microalbuminurie à l’insuffisance rénale sévère. Le diabète est une cause importante d’insuffisance rénale et la première cause de dialyse (rein artificiel) en France.

Neuropathie
Lésions nerveuses qui diminuent la sensibilité, particulièrement au niveau des pieds, et favorisent la survenue de plaies et d’infections.

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Obésité androïde
Obésité de type masculin, en pomme, qui atteint la partie supérieure du corps : épaules et abdomen. Cette forme d’obésité augmente les risques de maladies cardio-vasculaires et est souvent associée au diabète de type 2. Pour déterminer le type d’obésité, on mesure le rapport Tour de taille sur Tour de hanches. Un rapport supérieur à 0,90 chez l’homme et à 0,85 chez la femme définit l’obésité androïde.

Obésité gynoïde
Obésité de type féminin, en poire, qui atteint la partie inférieure du corps : hanches et fesses.
Pour déterminer le type d’obésité, on mesure le rapport Tour de taille sur Tour de hanches. Dans l’obésité gynoïde, ce rapport reste inférieur à 1 chez l’homme et 0,80-0,90 chez la femme. Des valeurs supérieures sont en faveur d’une obésité androïde qui augmente le risque de maladies cardio-vasculaires.

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Pancréas
Glande abdominale, endocrine et exocrine, située derrière l'estomac qui sécrète d'une part le suc pancréatique (qui contient des enzymes digestives) d'autre part des hormones (le glucagon et l'insuline).

Polynévrite
Forme la plus fréquente de la neuropathie diabétique caractérisée par des lésions nerveuses bilatérales et symétriques des extrémités des membres, surtout les membres inférieurs. La polynévrite se manifeste par des fourmillements, des démangeaisons, des troubles de la sensibilité au chaud ou au froid, des douleurs et une disparition des réflexes à l’examen.

Post prandial
Qui se produit après les repas.

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Rétinopathie
Lésions des petits vaisseaux de la rétine ; la rétinopathie diabétique est la première cause de cécité dans les pays industrialisés, elle apparaît après plus de 5 ans d'évolution du diabète (méconnu ou mal contrôlé) ; son diagnostic repose sur l'examen du fond d'œil et l'angiographie rétinienne.

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Sulfamides hypoglycémiants
Médicaments qui obligent le pancréas à fabriquer davantage d'insuline, en particulier lorsque la glycémie s'élève, ce qui permet un meilleur stockage du glucose dans le foie et les muscles après les repas et une meilleure utilisation du sucre par les cellules. La glycémie est améliorée et l'insulinorésistance diminue.

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Triglycérides
Graisses stockées dans le tissu adipeux et qui constituent la principale réserve d’énergie du corps. Des triglycérides sont retrouvés aussi dans le sang : valeurs normales de 0,35 à 1,40 g/l chez la femme (ou 0,40 à 1,60 mmol/l) et de 0,45 à 1,75 g/l chez l’homme (ou 0,5 à 2 mmol/l). Les diabétiques ont souvent un taux trop élevé de triglycérides dans le sang.

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